DPE à Bouletterie, Saint-Nazaire : comprendre le bâti et ses étiquettes

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

À Bouletterie, les 994 DPE analysés décrivent un quartier essentiellement composé d’appartements, avec une forte présence des constructions de 1948-1974. Les étiquettes D et E dominent, mais aucune passoire F ou G n’apparaît dans les diagnostics géolocalisés étudiés.

DPE à Bouletterie, Saint-Nazaire : comprendre le bâti et ses étiquettes — Saint-Nazaire

Le dossier DPE de Bouletterie repose sur 994 diagnostics de performance énergétique géolocalisés dans ce quartier de Saint-Nazaire. Ils appartiennent à un échantillon analysé de 15 000 DPE à l’échelle de la ville. Cette base permet de décrire les logements diagnostiqués, leur période de construction et leur répartition énergétique, puis de comparer plusieurs indicateurs locaux aux références communales. Elle ne constitue toutefois pas un inventaire exhaustif de tous les logements du quartier. Les résultats doivent donc être lus comme le portrait du parc observé, et non comme une garantie applicable à chaque adresse. Pour préparer une vente ou une location, leur intérêt est de fournir un contexte : quel bâti domine, quelles étiquettes sont les plus présentes et comment interpréter les estimations d’un logement particulier sans les confondre avec une moyenne de quartier.

Un bâti dominé par les appartements de 1948-1974

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Bouletterie)Part du quartier
A20,2 %
B121,2 %
C9910,0 %
D51852,1 %
E36336,5 %
F00,0 %
G00,0 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Bouletterie (Saint-Nazaire).

La période 1948-1974 rassemble 88.0 % des diagnostics de Bouletterie. Cette proportion correspond aussi à la part de logements construits avant 1975, tandis que les constructions antérieures à 1948 représentent 0.0 % du corpus local. Le profil observé est donc nettement concentré sur cette période, plutôt que sur un parc plus ancien. La répartition par type de logement complète ce constat : les maisons individuelles ne représentent que 3.8 %, le reste étant constitué d’appartements. Pour un vendeur ou un bailleur, ces données définissent le principal cadre de comparaison disponible dans le quartier. Elles ne renseignent cependant ni les matériaux de construction, ni les équipements de chauffage, ni les travaux déjà réalisés. L’âge et le type de bâti décrivent une structure générale, mais ne suffisent pas à attribuer une performance énergétique à un appartement ou à une maison.

  • Période dominante : 1948-1974, avec 88.0 % des diagnostics du quartier. Cette concentration donne un repère de comparaison, sans démontrer que tous les logements de cette période présentent les mêmes caractéristiques.
  • Bâti antérieur à 1948 : 0.0 % à Bouletterie, contre 5.8 % à Saint-Nazaire. Le parc diagnostiqué du quartier se distingue donc de la ville sur ce critère d’ancienneté.
  • Maisons individuelles : 3.8 % des logements observés. Les appartements constituent le reste du corpus, ce qui invite à contextualiser avec prudence le DPE d’une maison dans ce quartier.

Des étiquettes D et E très présentes, aucun DPE F ou G observé

La distribution des étiquettes est dominée par la classe D, qui compte 518 diagnostics, suivie de la classe E, avec 363 diagnostics. Les autres résultats se répartissent entre 99 étiquettes C, 12 étiquettes B et 2 étiquettes A. Aucun diagnostic F ou G n’apparaît dans le corpus. Cette lecture fait ressortir une distinction importante : l’absence de passoires énergétiques observées ne signifie pas que le quartier concentre des logements classés A ou B. Son profil est avant tout celui d’un parc diagnostiqué en D et E. Les données ne permettent pas d’expliquer cette distribution par un équipement particulier ou par des rénovations. Elles montrent les résultats enregistrés, sans documenter leurs causes. Dans un dossier immobilier, la lettre propre au bien reste donc plus précise que toute présentation générale de la performance du quartier.

  • Classes A et B : respectivement 2 et 12 diagnostics. Elles sont présentes dans les données, mais ne caractérisent pas le profil dominant du parc observé.
  • Classe C : 99 diagnostics. Cette catégorie complète la distribution, derrière les classes D et E qui regroupent l’essentiel des résultats.
  • Classes D et E : respectivement 518 et 363 diagnostics. Elles constituent les repères les plus fréquents pour situer l’étiquette d’un logement au sein du corpus local.
  • Classes F et G : 0 diagnostic dans chaque catégorie. Ce constat porte sur les 994 DPE analysés et ne permet pas de certifier la situation de chaque logement non représenté.

Bouletterie face aux indicateurs de Saint-Nazaire

La comparaison avec Saint-Nazaire fait apparaître plusieurs indicateurs inférieurs aux références communales. La part des passoires F et G atteint 0.0 % dans les diagnostics de Bouletterie, contre 5.3 % pour la ville. La consommation médiane est de 136 kWh/m²/an dans le quartier, contre 156 kWh/m²/an à l’échelle communale. Le coût énergétique annuel médian estimé s’établit à 830 €, contre 927 € pour Saint-Nazaire. Ces valeurs doivent être présentées comme des médianes, et non comme des moyennes arithmétiques. La surface médiane est, elle, de 68 m² à Bouletterie, contre 66 m² pour la ville. Le quartier associe ainsi une surface médiane légèrement supérieure à une consommation médiane et à un coût médian estimé plus faibles. Ces rapprochements décrivent les deux corpus, mais ne permettent pas d’isoler la cause des écarts ni de prédire les dépenses d’un bien donné.

Vendre à Bouletterie : situer le bien sans généraliser

Pour présenter un logement à la vente, les résultats du quartier servent surtout à contextualiser son propre DPE. Une étiquette D se situe dans la catégorie la plus représentée, avec 518 diagnostics, tandis qu’une étiquette E rejoint la deuxième catégorie, qui en compte 363. Cette comparaison aide à décrire la position du bien dans le parc observé, sans établir sa valeur immobilière ni anticiper la réaction des acquéreurs. Les faits disponibles ne contiennent aucune donnée sur les transactions ou sur l’incidence d’une étiquette sur le montant d’une vente. Une présentation factuelle distingue donc les caractéristiques du logement, son diagnostic et les statistiques de Bouletterie. Il serait notamment inexact d’utiliser le taux local de 0.0 % de passoires comme preuve de la performance d’un bien particulier. Ce taux est un élément de contexte, pas un substitut à son résultat individuel.

Louer : distinguer le diagnostic, les estimations et les dépenses

Dans la préparation d’une location, le coût énergétique annuel médian estimé de 830 € fournit un repère local, mais il ne représente ni une facture annoncée ni un montant applicable à tous les appartements. De même, la consommation médiane de 136 kWh/m²/an ne doit pas être attribuée à un logement sans consulter son diagnostic. Les médianes de surface, de consommation et de coût sont des indicateurs distincts : les associer ne reconstitue pas automatiquement un appartement réel de 68 m². Pour informer un candidat locataire, il convient de séparer les résultats propres au bien des statistiques du quartier. L’absence de classes F et G dans le corpus ne suffit pas non plus à conclure sur la situation réglementaire d’une location particulière. Les données fournies décrivent le parc diagnostiqué, mais ne documentent pas les conditions juridiques applicables à chaque dossier.

Questions fréquentes

Peut-on affirmer que Bouletterie ne compte aucune passoire énergétique ?

On peut affirmer qu’aucune étiquette F ou G n’apparaît parmi les 994 diagnostics géolocalisés analysés, soit un taux observé de 0.0 %. Il faut conserver cette précision de périmètre. Les données ne recensent pas nécessairement tous les logements du quartier et ne permettent donc pas de garantir l’absence de passoires dans les biens non représentés. À Saint-Nazaire, la référence fournie est de 5.3 % de passoires.

Le quartier est-il plus performant que la référence de Saint-Nazaire ?

Les indicateurs disponibles sont plus favorables sur plusieurs points : aucune passoire observée, une consommation médiane de 136 contre 156 kWh/m²/an et un coût annuel médian estimé de 830 € contre 927 €. Cette comparaison reste collective. Elle ne signifie pas que chaque logement de Bouletterie est plus performant que chaque logement de Saint-Nazaire. La distribution communale complète des étiquettes n’est pas fournie, ce qui limite aussi la comparaison classe par classe.

Quel repère utiliser pour vendre ou louer un appartement classé E ?

Avec 363 diagnostics, la classe E est la deuxième étiquette la plus représentée à Bouletterie, après la classe D. Cela situe l’appartement dans une catégorie fréquente du corpus, mais ne renseigne pas à lui seul sur ses équipements, ses travaux éventuels ou sa situation juridique. Pour présenter le bien, distinguez son DPE des indicateurs du quartier. Les données disponibles ne permettent de chiffrer aucun effet sur une vente ou une location.

Sources officielles

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